«Les prix à la vente de la pomme de terre connaîtront une baisse sensible, dans deux ou trois semaines», avec l'arrivée de la seconde saison de récolte, a indiqué le ministre de l'Agriculture, Saïd Barkat.
En réponse à une question relative à l'envolée du prix de cette denrée, le ministre a souligné que son département ministériel est responsable du renforcement de la production, ce qui est vérifiable à travers la disponibilité de tous les produits agricoles, faisant remarquer que «la question actuelle est tout à fait différente de celle des années 90». M. Barkat a indiqué, en outre, que «la pomme de terre ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt», avant de rappeler que cette saison n'est pas celle de la pomme de terre
Le ministre rejettera également la responsabilité de la régulation et le contrôle du marché sur d'autres institutions compétentes, notamment pour faire face aux «spéculateurs qui monopolisent le marché». Un problème auquel s'ajoute «le manque de marchés de gros et de régulation», selon le ministre qui fera état du début des exportations des produits agricoles.
Cette déclaration a été faite en marge de l'adoption de l'ordonnance n° 06-05 du 15 juillet 2006, relative à la protection et à la préservation de certaines espèces animales menacées de disparition, hier, lors d'une séance plénière au Conseil de la nation. Cette ordonnance qui définit trois listes d'animaux en voie de disparition, prévoit le durcissement des sanctions : toute infraction aux dispositions y afférentes est punie d'emprisonnement d'un à trois ans et d'une amende de 200 000 à 500 000 DA. En marge de l'adoption de l'ordonnance relative à la fonction publique, le secrétaire général du gouvernement, Ahmed Noui, a déclaré qu'entre 42 et 5 statuts et 30 textes d'application seront nécessaires pour la revalorisation des salaires de la fonction publique, sans pour autant préciser la date de leur élaboration. Il faudra s'attendre, d'après lui à quelque 75 à 80 nouveaux textes qui entrent dans le cadre de la réforme des structures et missions de l'Etat. M. Noui, a expliqué aussi que la révision de la grille des salaires des fonctionnaires n'est pas pour l'immédiat, car «le système et la classification salariale nécessitent beaucoup de temps», en liant cette situation au nombre important de salariés que compte la fonction publique.